RADIOS de la RESISTANCE 1

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RADIOS de la RESISTANCE 2
RADIO-OPERATRICES, RESISTANCE

Attention to our english speaking friends. I hope that some veterans or their  families keep in memory names or facts in relation with radio communication to French resistance during the WW2. If any, please send me a mail with possibly the permission of publishing. Thank you in advance.- e-mail = maniana O orange.fr

Quelques explications succinctes -

   Ils étaient ceux qui ont établi les liaisons radio clandestines avec Londres et Alger.


    Durant le conflit mondial de 1939 à 1945, la Résistance française est parvenue à s'organiser dans des conditions que nous n'avons pas à reprendre ici et qui sont exposées sur les pages spécialisées. (voir 1)
    Certains réseaux de la Résistance intérieure ont été constitués pour communiquer des informations vers les Alliés, d'abord à Londres, plus tard à Alger mais aussi pour recevoir des consignes de la part des mêmes correspondants. Sauf le déplacement très hasardeux de personnes, long pour sa mise en œuvre, il n'y avait que la communication radioélectrique comme moyen utilisable.
    Il n'était pas possible de communiquer verbalement en langage clair et il fallut faire appel à la radiotélégraphie en code Morse. En outre, tout message devait être crypté à l'aide d'un code avant sa transmission pour être déchiffré à sa réception.
    Ce n'est pas ici la place de détailler les aléas des opérations de chiffrement (ou cryptage), de déchiffrement (qui devenait du décryptage quand les conditions de transmissions avaient été mauvaises).
    L'opérateur radio avait à transmettre, à l'aide de son matériel de transmission équipé d'un manipulateur Morse, des groupes de 5 chiffres ou lettres dont la lecture directe était incompréhensible à qui ne possédait pas le "code de chiffrement" en vigueur.
    Pour des raisons techniques, relatives à la science radioélectrique de l'époque et qui relèvent de l'histoire (voir 2), le "radio" devait tendre un fil d'antenne d'une dizaine de mètres à l'extérieur du local où il se tenait avec son émetteur en préservant les conditions d'isolation électrique indispensables de ce fil par rapport à ses supports : murs, poteau, cheminée, fenêtre, etc.
    Il lui fallait disposer d'une prise de courant du réseau électrique ou d'une possibilité de branchement volant sur une ligne s'il opérait en extérieur.
    En règle générale, l'opérateur devait avoir un assistant avec lui pour surveiller les alentours et guetter toute présence anormale ou tout symptôme de surveillance par des éléments adverses. Cela pouvait aller du stationnement de personnes semblant attendre jusqu'à la rotation de voitures de repérage goniométrique ennemies. La "durée de vie" d'un opérateur a été estimée à 6 mois. Le public se rend-il compte de ce que représente cette douloureuse évaluation statistique connue des intéressés ? Pourtant, ils l'ont fait et ce ne sont pas les quelques rares trahisons répertoriées qui peuvent changer quoi que ce soit à la valeur de la masse de ces combattants.

Conséquences du travail des opérateurs radio de la Résistance.
    On n'a pas assez mis l'accent sur l'importance de l'action des opérateurs qui a été oubliée parce que l'on a surtout montré l'importance du renseignement sans se préoccuper de ceux qui ont fait passer celui-ci.

Un peu comme s'il n'y avait, entre l'informateur et l'informé qu'un mécanisme impersonnel, par exemple la valise radio. Peu importe de qui portait la valise ! C'est là que réside l'injustice car les renseignements ont souvent permis d'entraîner une action de commando sur un objectif bien ciblé en évitant un bombardement destructeur et meurtrier. Ce n'est là qu'un des aspects, et non des moindres.
    

Les sources.
   
Nous avons fait des recherches approfondies pour retrouver des noms, afin qu'au moins le nom de ces héros ne soit pas oublié de tous.

    J'avais obtenu ma licence de radioamateur en 1947 avec l'indicatif F9EM que j'ai toujours. J'ai pu relever certains de ces noms dans les numéros de la revue Radio-REF des années d'après guerre, qui m'avaient été confirmés par F9LT, Erik Ludwig . Je remercie F3YP, Jean-Marie Gaucheron pour l'aide qu'il m'a accordée en recherchant prénoms, dates et lieux de naissance des intéressés. Ces éléments m'étaient indispensables pour faire des recherches efficaces. Un contrôle, en compagnie de F1PGW,  Daniel Dubois, au fichier du bureau de la Résistance à Vincennes ne m'a pas permis de confirmer les actes ainsi relevés, mais je fais confiance au rédacteur de Radio REF de cette époque.

Liste des radioamateurs impliqués dans la Résistance (fichier pdf  - 8 pages A4).

    J'ai reçu un accueil constructif à la Fondation de la Résistance à Paris, ce qui m'a permis de rechercher des informations et des noms avec la garantie d'authenticité des documents examinés. Par ailleurs, j'avais reçu une liste des radios du réseau "ACTION"par F6IJL, Jean Cendral qui a été de ces valeureux Résistants.

Il conviendra d'ajouter à cette liste les noms de Charles RUDRAUF F5JUY, Compagnon de la Libération (1941) et de Jean Charles BERTIN F3AR, Compagnon de la Libération (1945).
(réf.:Radio REF n° 838, décembre 2010).

    J'ai pu apporter des noms complémentaires à cette liste, relevés dans l'excellent ouvrage "COMBAT DES ONDES - TRANSMISSIONS CLANDESTINES DES Réseaux ACTION" que j'ai consulté à la Fondation de la Résistance. Liste des radio opérateurs des réseaux Action (fichier pdf- 3 pages A4).

    Dans le livre "Les réseaux Action de la France Combattante" un chapitre est consacré au sujet qui nous occupe ici. Épuisé, il est consultable à la Fondation de la Résistance.

    Une thèse de maîtrise d'Histoire à l'Université de Lyon II, Lumière, par Marielle MALBOUT en 1995. Directeur de maîtrise M. G. GANIER. 198 pp A4.  Titre" Les liaisons radio de la Résistance". Cette thèse à fort bien cerné le sujet et les conditions de travail, ce qui complète les listes nominatives de notre site. Consultée à la Fondation de la Résistance. 

    La Loi nazie en France - 1940-1944 par Philippe HERACLES, éd. Authier 1974.

    D'autres références pourront me parvenir et seront publiées après contrôle.

Florilège des décisions des nazis en France en relation avec la radio.
Ordonnance concernant la remise des appareils de postes émetteurs dans les pays occupés de la France de la Belgique et du Luxembourg du 26 juin 1940.
(Abrogée par Ord. du18/12/42, §17 qui sera modifié par §17a de l'ord. du 18/12/43.)

A la suite des pleins pouvoirs qui m'ont été conférés par le Führer et chef suprême de l'armée allemande, je décrète ce qui suit :
    I- Tous les appareils de postes émetteurs, y compris les appareils construits par des amateurs, les générateurs transportables de courant électrique, les batteries et accumulateurs utilisables à leur fonctionnement, de même que tous les accessoires doivent être immédiatement remis auprès du prochain poste  de commandement militaire allemand.

    II- Toute personne possédant des appareils émetteurs de toutes sortes ou des accessoires respectifs, à l'encontre de la présente ordonnance, sera punie de la peine de mort ou de travaux forcés, en cas plus légers de prison.

Ordonnance du 18 décembre 1942 concernant la sauvegarde de l'autorité occupante.
Titre II Attentats contre l'autorité occupante.
§ 17- Détention de postes d'émission radioélectriques.

    1- Est interdite la détention des postes radioélectriques d'émission , y compris les appareils d'émission d'amateurs, les générateurs transportables de courant électrique, les batteries et accumulateurs utilisables à leur fonctionnement, de même que tous les accessoires  de ces appareils.

    2- Cette interdiction ne s'applique pas à la détention des appareils fonctionnant avec l'autorisation d'un service allemand ou laissé à la disposition de leur détenteur sur certificat d'une autorité allemande.

    3- Quiconque aura détenu les objets énumérés à l'alinéa 1er sans justifier de l'une des conditions visées à l'alinéa  2 sera condamné à mort.

    4- Dans les cas de moindre gravité et dans ceux de négligence, la peine pourra être celle des travaux forcés et de l'emprisonnement.

 (modifié par l'ordonnance du 18/12/1943)

Ordonnance du 18 décembre 1943, modifiant et complétant l'ordonnance concernant la sauvegarde de l'autorité occupante.
§ 17 Émetteurs radio et récepteurs radio.

    1- Quiconque aura détenu, utilisé ou vendu des émetteurs radiotélégraphiques ou radiotéléphoniques, y compris ceux d'amateurs, sans y être autorisés par le Militärbefelshaber in Frankreich ou par une autre autorité habilitée à cet effet, sera puni de la peine des travaux forcés, de celle de l'emprisonnement ou d'une amende, et dans les cas particulièrement graves, de la peine de mort. L'amende pourra se cumuler avec la peine de travaux forcés ou avec celle de l'emprisonnement.

    2- Quiconque aura fabriqué sans ces autorisations des émetteurs radiotélégraphiques ou radiotéléphoniques, y compris ceux d'amateur, sera puni de la même peine.

    3- Les prescriptions des alinéas (1) et (2) sont également applicables aux appareils détenus, utilisés, fabriqués ou vendus par des services d'État ou par tous autres services publics.

                        Der Militärbefelshaber in Frankreich 

Un § 18 concerne la formation de radiotélégraphistes ou téléphonistes et de techniciens de la radiotélégraphie et de la radiotéléphonie.

    1- Il est interdit de procéder à la formation de radiotélégraphistes ou téléphonistes ainsi que de techniciens de la TSF. Le Militärbefelshaber in Frankreich se réserve le droit d'accorder des dérogations dans des cas particuliers.

    2- Quiconque aura contrevenu à l'interdiction énoncée à l'alinéa 1er du présent article sera puni de la peine des travaux forcés, de celle de l'emprisonnement ou d'une amende.

                        Der Militärbefelshaber in Frankreich 

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