GUERRE MONDIALE - RESISTANTS OUBLIES

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Témoignages originaux
Évasion de France par l'Espagne - 1941-44
RADIOS de la RESISTANCE 1

 

Seconde Guerre Mondiale 1939-1945

ÉVADÉS de FRANCE par l'ESPAGNE

RADIOS de la RÉSISTANCE

Les Français qui se voulaient libres ont refusé de s'incliner et ont lutté quelle que fut la date à laquelle ils ont rejoint les Forces Françaises Combattantes.

Mettre en valeur les sacrifices et l'héroïsme des Volontaires est une obligation supérieure pour l'exemple et la morale.

Nota bene - Le "devoir de mémoire" est un dû à tous les hommes et femmes qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes, souvent jusqu'à leur vie, pour la grandeur et la pérennité de notre PATRIE : la FRANCE.

Il n'a de rapport privilégié avec aucun parti politique.

ÉVADÉS DE FRANCE INTERNÉS EN ESPAGNE 
Résistants de la Seconde Guerre Mondiale (1939-1945)
Engagés volontaires dans les Forces Françaises Combattantes.

Historiens, Étudiants ou simples curieux d'Histoire, ici sont rassemblées les meilleures informations sur les Évadés de France par les Pyrénées & aussi sur les opérateurs radio qui ont communiqué tant d'informations aux Alliés, au prix de leurs vies.

On doit combattre la désinformation du public et particulièrement celle des générations montantes.  Les médias ne nous trompent même pas, ils ignorent, comme les gens qui prétendent tout savoir sans connaître rien !

Le magnifique débarquement de Normandie du 6 juin 1944 n'a pas été le seul facteur déterminant pour effrayer les Allemands au point qu'ils en aient quitté le midi de la France. Il fallut attendre les commémorations du 15 août 2009 pour que le Président de la République en exercice, M. Nicolas Sarkozy, provoque une cérémonie relative au débarquement de Provence du 15 août 1944.

Qu'avait-t-on fait des exploits de nos armes sous le commandement du général de Lattre de Tassigny depuis la capitulation des Allemands le 8 mai 1945 ? Souhaitait-on faire oublier ce volet de l'Histoire ? Aurait-il dérangé quelque misérable plan politique ?

Le général de Lattre a débordé les prévisions de l'État-major américain de presque trois semaines en enlevant Toulon et Marseille aux Allemands, avec le concours de Résistants, et en allant attaquer leurs troupes en retraite le long du Rhône. Et, au passage, combien de Résistants des maquis la première Armée a-t-elle engagés ?

Pour ce qui concerne les Évadés de France, s'il y en eut environ 4.000 à 5.000 dans la 2ème Division Blindée du général Leclerc qui sont passés par la Normandie le 1er août 1944, les 14.000 ou 15.000 autres sont passés par la Provence. C'est schématique et il ne faut pas achopper sur les chiffres, les proportions sont plausibles. Et toutes les armées françaises du nord ou du sud ont le même mérite, où qu'elles aient combattu le même ennemi nazi.

Alors pourquoi cette partie de la guerre  a-t-elle été cachée, oubliée ? Il est temps de secouer la poussière qui couvre encore beaucoup de vérités historiques.

 

RADIO-OPÉRATEURS de la RÉSISTANCE

Le public ignore généralement le rôle éminent qu'ont joué, au péril de leur vie, les opérateurs radio de la Résistance. Surtout à l'intention des générations nouvelles pour qui le conflit mondial des années 1940 est un sujet d'histoire parmi d'autres.

A l'âge du téléphone portable qui, en plus, permet de photographier, voire de filmer, je suis contraint de demander à ce que mon lecteur fasse abstraction de tout cela car je vais revenir à ce qui était possible en 1940 en matière de communications sans fil.

La radio existait, bien sûr, et il y avait de grandes stations émettrices pour l'information ou la distraction du public des auditeurs. C'est par cette possibilité que le général De Gaulle a pu émettre depuis Londres, par l'émetteur de la B.B.C. (British broadcasting company), son célèbre appel à la Résistance. On verra que cette station   d'émission a su rendre des services que j'appellerai "de retour" aux organisations de la Résistance intérieure, après que cette dernière eut été mise au point par les diligences de Jean Moulin. Par des messages sibyllins pour des oreilles non instruites, Radio Londres pendant l'émission "des Français parlent aux Français" donnait des instructions, des consignes ou des ordres qui étaient reçus par tous les auditeurs possédant un poste récepteur de radio. Comme ces messages avaient été préétablis en concertation avec ceux qui, en France, devaient les comprendre, il y avait peu de risque d'information de l'ennemi.

Tout le monde a entendu parler du message ultime qui annonçait à qui de droit l'imminence du débarquement : "les sanglots longs des violons de l'automne... etc."

Mais pour que ces messages radio en langage clair aient eu un sens, il fallait bien qu'une autre correspondance ait pu être établie entre la Résistance intérieure en France et les autorités françaises (ou britanniques) situées en Angleterre.

C'est là que nous trouvons le rôle joué par les opérateurs radio de la Résistance. Tout d'abord, leurs stations émettrices n'avaient évidemment pas l'envergure de Radio Paris. C'étaient des valises contenant un système émetteur et un système récepteur travaillant sur une fréquence (on dirait aujourd'hui : un canal) déterminé par un cristal de quartz interchangeable (pour changer de fréquence selon des consignes préalablement établies). Il n'était pas question de parler au micro, il n'y en avait pas ! Le trafic se faisait en télégraphie Morse.                                                                                                                                                                 clic sur image pour agrandirMK_II_-_1521-10.JPG (3829 octets)

La télégraphie Morse (utilisée depuis le 19ème siècle) consiste à transformer chaque lettre de l'alphabet, chaque chiffre, chaque signe de ponctuation en une combinaison de traits et de points au nombre maximum de cinq. Les dispositions de ces signaux permettent de tout écrire. Ainsi un S est représenté par trois signaux brefs . . .  , un O est représenté par trois signaux longs                
Ainsi, le signal connu SOS pour appeler du secours est : 3 brefs, 3 longs, 3 brefs.
L'alphabet Morse est souvent montré dans les dictionnaires et ceux qui veulent en savoir plus s'y reporteront.

Il est évident que, même en Morse, une rédaction en langage clair pouvait être aussi reçue par l'ennemi. Il fallait donc crypter le texte par un chiffrement codé. Le message était transformé pour devenir une suite de groupes de 5 ou 6 signes (lettres ou chiffres) qui serait compris à la réception après déchiffrement, opération inverse qui devait restituer le message en langage clair. Ceci est la théorie car, dans la pratique il pouvait exister des raisons d'erreur. L'onde radio pouvait être brouillée par des parasites électriques ou autres. L'opérateur pouvait se tromper en raison des conditions de travail périlleuses. Il fallait parfois répéter plusieurs signaux, etc.. Nous y reviendrons dans la page Radio Résistance I.

Nous devons une grande reconnaissance à ces héros obscurs qui étaient la proie recherchée par les stations mobiles radiogoniométriques ennemies tandis qu'ils envoyaient leurs messages. Ils avaient généralement six mois de sursis (sauf cas exceptionnels) avant d'être tués ou capturés pour être interrogés et généralement tués ou expédiés dans un camp de mort.

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Dernière mise à jour :11/03/2015