Associations d'Evades de France

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  L'UNION DES ÉVADÉS, fut la première association fondée en 1943 alors qu'un afflux de jeunes gens parvenait enfin en Afrique du Nord.

Par suite d'erreurs ou de difficultés de gestion de l'Association, celle-ci disparut.

Il y eut alors un vide associatif entre 1950 et 1960. Il faut bien comprendre qu'alors le principal souci des anciens engagés de retour à la vie civile était plutôt orienté vers la recherche ou la consolidation d'une activité professionnelle rémunératrice. Les emplois étaient raréfiés en raison de la disparition de nombreuses entreprises pendant la guerre & de la fermeture de quelques autres pour faits de collaboration. Quant à celles qui existaient encore, dont les places étaient occupées pour beaucoup par des attentistes qui avaient traversé la période du conflit dans une relative quiétude non engagée, elles embauchaient peu en attendant une reprise.

Louis Moreau se dépensa en voyageant dans la France entière pour créer des sections départementales groupant d'anciens Évadés. Le projet était de pouvoir constituer des dossiers afin de permettre aux Évadés de France, et à ce titre, d'obtenir la reconnaissance des dommages corporels et psychiques qu'ils avaient subis durant leur évasion et leur enfermement.
L'exemple d'un Évadé de France interné en Espagne qui avait agi à titre individuel, par voie de Justice pour enfin obtenir une pension, servit probablement de moteur.

Le Père Maurice Cordier, Évadé de France, fut poussé par l'Assemblée à prendre la présidence, ce qu'il accepta à la condition de disposer d'un secrétaire appointé en raison des charges de son Ministère religieux. Un secrétaire à mi-temps fut recruté parmi les Évadés de France.
Dans le propos d'éviter certains errements qui avaient pu entacher le fonctionnement passé, le Ministre imposa la surveillance d'un Préfet, ce qui fut accepté sans obstacle.

L'Association nationale s'est constituée en Confédération qui rassemblait les diverses Associations départementales ou régionales qui s'étaient organisées.
La Confédération eut son Siège à Paris, rue Guillaumeau, proche de la Gare de Lyon, puis se déplaça à Fontenay sous Bois pour se rapprocher de la Direction Interdépartementale des Anciens Combattants dans les locaux de laquelle se réunissaient les Commissions de Réforme statuant sur chacun des cas présentés.
Un très important travail de relations avec les Ministères concernés fut conduit   par le Président, le père Maurice CORDIER, de la Confédération Nationale des Évadés de France et Internés en Espagne afin que chacun puisse obtenir ses droits, à savoir : les pensions normalement destinées à ceux qui avaient subi les dommages corporels de l'internement en Espagne, dommages inventoriés par les Experts des Commissions de Réforme, et aussi postuler pour les différentes décorations relatives aux actes de Résistance et d'Engagement, de Réfractaire, d'Évasion, etc...

La Confédération exista jusqu'à l'année 2000 et procéda à sa dissolution car le nombre d'adhérents global des Associations ayant alors fortement diminué naturellement par les disparitions des membres, il n'était plus possible matériellement de poursuivre une activité qui devenait plus représentative qu'active.

A part le rôle utilitaire des Associations et de la Confédération, chacun de nous a pu apprécier le rapprochement avec les autres adhérents. Outre les amitiés de Corps militaire, nous Évadés de France, internés en Espagne avons quelque chose de plus : d'avoir réalisé chacun isolément, sans concertation aucune, sans préparation, à l'instinct, un acte de Résistance improvisé qui nous a privé de plusieurs mois de notre jeunesse dans la souffrance physique et mentale d'un injuste enfermement. Et tous nous nous sommes engagés dans des Armes diverses.

Les archives qui existaient à la confédération ont été déposées au Musée du général Leclerc de Hautecloque et de la Libération de Paris - musée Jean Moulin à Paris (23 allée de la deuxième division blindée, jardin atlantique - 75015 PARIS).

Engagés dans toutes les Armes, notre singularité est d'être Évadés de France par priorité.

Certaines Associations ont persisté quelque temps, soit seules, soit en regroupant des départements, il n'en demeure plus en 2015, sinon quelques amicales locales ici ou là.

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